Vie sociale

Sport et exercices

Les activités physiques ne sont pas incompatibles avec l’épilepsie. Au contraire, le sport fait du bien! Ça contribue à améliorer le bien-être et la santé en général. Il est démontré que l’exercice régulier a un effet positif sur l’amélioration du contrôle des crises. La respiration est plus profonde lors des activités physiques qui amènent une meilleure oxygénation du corps et son cerveau. Pour la santé mentale, l’activité physique a globalement un effet stimulant, antidépresseur et épanouissant.

Il y a cependant quelques activités déconseillé aux épileptiques tels que l’escalade, la plongée sous-marine et le parachutisme. Nous recommandons également de ne pas baigner seul que vous êtes épileptique ou non et de porter un gilet de sauvetage lorsque vous faites des activités et sport aquatique.

Somme toute, le sport et l’exercice physique sont des activités plaisantes et agréables. Nous encourageons la pratique de ceux-ci afin de maintenir la forme physique. Certaines restrictions sont à respectées afin d’assurer la sécurité.

Alcool

Propos général

Nous recommandons de suivre les directives de l’éduc’alcool. Cepenant, il est important que la consommation d’alcool ne doit pas interférer la prise de la médication anti-épileptique ou tout autre médication usuelle. Certains médicaments peuvent ralentir l’élimination de l’alcool dans notre sang ce qui fait que les effets liés à la consommation d’alcool tels que la sensation de fatigue, la diminution de la concentration et les effets secondaires digestifs peuvent être prolongés.

L’alcool peut diminuer l’absorption des médicaments ou en accélérer leur élimination. Dans ce cas, les effets thérapeutiques des médicaments en seront ainsi diminués, il y a plus de risque à une récidive de crise.

Finalement, l’alcool peut diminuer la capacité du corps à éliminer le médicament, ce qui peut causer un surdosage de ce dernier dans le sang et en ressentir des effets secondaires de toxicité.

Éduc’alcool

La formule 2-3-4-0

Un comité national d’experts, dont faisait partie la conseillère d’Éduc’alcool, a élaboré des directives précises en lien avec les habitudes de consommation d’alcool à faible risque. Ces directives ont été révisées par trois sommités scientifiques de trois continents et endossées par un nombre important d’organismes publics et privés.

 
Recommandation usuelle

 
Occasion spéciale

Voici se qui en découlent de ces consultations :

Les femmes qui souhaitent consommer avec modération et éviter les problèmes à long terme devraient limiter leur consommation à 2 verres par jour et à 10 par semaine, alors que pour les hommes, ces limites sont respectivement de 3 verres par jour et de 15 par semaine. C’est le 2-3 de la formule.

Il est vrai aussi que l’on peut, de temps à autre, consommer un peu plus. Ainsi, lors d’une occasion spéciale, les femmes peuvent prendre 3 verres et les hommes 4. À condition, bien sûr, que ces « occasions spéciales » ne reviennent pas trop souvent. C’est le 3-4 de la formule.

Enfin, pour éviter l’accoutumance, tant physique que psychologique, il est recommandé de s’abstenir totalement de consommer de l’alcool au moins un jour par semaine. C’est ça, le 0.

La consommation précoce d’alcool peut nuire au développement physique et mental des jeunes. Il faut donc retarder le plus possible l’âge de la première consommation des adolescents. Ceux qui commencent à boire ne devraient consommer que sous surveillance parentale, un maximum de 2 verres, tout au plus deux fois par semaine.

Les recommandations visant à diminuer les risques pour la santé à LONG terme :

Il ne faut pas augmenter leur consommation jusqu’à la limite supérieure, car les bienfaits pour prévenir certaines maladies sont optimaux à moins d’un verre par jour.

Il faut prévoir les jours dans la semaine sans consommation d’alcool pour minimiser le risque de tolérance et d’accoutumance.

Nous recommandons aux personnes moins tolérantes, soit en raison de leur faible poids, soit en raison de leur âge (moins de 25 ans ou plus de 65 ans), ou non habituées à l’alcool de se fixer des limites inférieures à celles qui sont proposées à la population générale.

Les recommandations visant à diminuer les risques de méfaits à COURT terme :

Dans diverses situations, leur risque de blessures s’accroît avec chaque verre supplémentaire

Dans diverses situations, leur risque de blessures s’accroît avec chaque verre supplémentaire

Boire à ces niveaux supérieurs ne devrait se produire qu’à l’occasion et toujours en respectant les limites hebdomadaires

Pas boire plus de 2 verres standard par période de 3 heures

Boire en mangeant et non à jeun, l’absorption de l’alcool sera ainsi retardée par la présence d’aliments, mais n’en sera pas moins complète

En même temps, il faut boire des boissons non alcoolisées sans caféine

Lors du consommation d'alcool, il faut éviter les situations et activités à risque

Alcool et Femmes enceintes/ allaitement

Pour les femmes enceintes, qui prévoient le devenir ou qui sont sur le point d’allaite, le choix le plus sûr est de s’abstenir de boire. L’alcool présent dans le sang maternel peut nuire au foetus en développement. Le risque découlant d’une faible consommation pendant la grossesse semble très faible mais, aucune limite n’a donné la preuve définitive de son innocuité. Les femmes qui allaitent ne devraient pas prendre d’alcool juste avant d’allaiter. Une partie de l’alcool bu passe dans le lait maternel et pourrait avoir des effets sur leur bébé. Les femmes qui prévoient boire de l’alcool peuvent tirer leur lait ou allaiter avant de boire de l’alcool.

Abstinence de consommation d’alcool

Il y a des situations dans la vie qui fait en sorte que nous recommandons l’abstinence de consommation d’alcool. Voici une liste :

Lorsqu’on a des décisions importantes à prendre;

Lorsqu’on pratique des activités physiques dangereuses;

Lorsqu’on manœuvre un véhicule motorisé, de la machinerie, de l’équipement mécanique ou électrique;

Lorsqu’on est responsable de la sécurité d’autres personnes;

Lorsqu’on prend des médicaments qui interagissent avec l’alcool;

Lorsqu’on a des problèmes de santé mentale ou physique;

Lorsqu’on a des problèmes de dépendance à l’alcool.

Alcool : Trucs et astuces :

Établissez vos limites et tenez-vous-y!

Buvez lentement.

Alternez votre consommation avec des boissons non alcoolisées.

Mangez avant et pendant que vous buvez.

Planifiez de boire dans un environnement sécuritaire.

Légis Québec

Éduc'alcool

Drogue

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles certaines personnes consomment de la drogue. Pourtant, l’accoutumance et la dangerosité des drogues ne sont méconnus par la population.

Justification ou défaite
Ma vie est stressante! Les drogues m'aident à y faire face!

Les drogues ne sont pas la solution pour gérer le stress. Elles modifient la façon dont le cerveau fonctionne. Elles peuvent entraîner la dépression, l'anxiété ou d'autres maladies mentales. Si une personne souffre déjà de maladies mentales, les drogues risquent d'aggraver sa situation.

La meilleure façon de régler un problème lié au stress est d'y faire face sans recourir aux drogues. Essaie d'identifier la source de ton stress, et trouve une façon plus saine d'y faire face. Faire des activités physiques est une bonne manière de se décharger les idées malsaines. Se tenir occupé ou développer des nouveaux intérêts sont aussi d’autres manières pour disperser les mauvaises pensées. Il est aussi une bonne solution d’adresser nos inquiétudes à nos ressources telles que la famille et les amis. Il y a toujours quelqu’un, quelque part, qui est prêt à tendre son oreille à l’écoute.

Curiosité
J'étais curieux!

La curiosité est naturelle. Cependant, les drogues n'en valent pas la peine. Les drogues peuvent nuire au jugement et au processus décisionnel, ce qui pourrait placer la personne dans des situations dangereuses.

Tsé, une personne ne sautera pas d’un immeuble de 20 étages juste pour savoir s’il va mourir ou survivre!

L’influence
Tout le monde le fait! Je veux m'intégrer!

Les gens peuvent considérer consommer de la drogue parce qu'ils pensent que cela leur permettra de s'intégrer au groupe. Les drogues peuvent coûter cher en temps et en argent. Il en resterait bien peu pour fréquenter les amis, faire des activités et assumer monétairement la vie courante. La drogue a tendance à rendre les gens plus renfermé sur lui-même.

Personne n'est obligé de faire comme les autres simplement pour préserver leur amitié. Il faut avoir sa propre personnalité, cela est beaucoup plus attirant aux yeux de l’autre.

Il se peut que des gens pensent qu'éviter de consommer de la drogue pourrait te rendre impopulaire. Toutefois, il est beaucoup plus sain de montrer sa véritable personnalité par l'intermédiaire des activités et des amis.

Publicité/banalisation
Je l'ai vu à la télévision ou dans un film! Ce n’est pas dangereux!

Les émissions de télévision et les films ont une grande influence sur ce qui peut passer comme étant populaire auprès des gens. Les images de consommation de drogue sont irréalistes.

Ces images médiatiques montrent rarement les véritables conséquences de la consommation de drogue. Dans la « vraie vie », la consommation de drogue entraîne souvent un faible rendement à l'école ou au travail, des changements de personnalité, des conflits avec la famille et les amis, des problèmes de santé, des blessures éventuelles ou la mort, etc.

Dépendance
Je ne suis pas dépendant. Je peux m'arrêter n'importe quand!... yeah right!

Même les personnes qui sont maintenant dépendantes ont pensé une fois être en mesure de cesser leur consommation. Les personnes deviennent dépendantes lentement au fil du temps. Une fois qu'une personne est dépendante, il peut lui être très difficile d'arrêter. L'arrêt de la consommation peut déclencher des symptômes de sevrage parfois très désagréables et dangereux. Les personnes recommencent souvent à consommer justement dans le but d'éviter ces symptômes.

Si une personne souffre de dépendance, le fait de l’admettre ce fait constitue la première étape vers le succès de la réadaptation. Il faut consulter les bonnes ressources telles qu’un professionnel de la santé, un thérapeute spécialisé, ou se tourner vers des lignes d’entraide afin de débuter le processus de la réadaptation. Le vouloir est le pouvoir!

Dépendance aux médicaments sur ordonnance :

On parle d’un jeune sur quatre qui affirme avoir prit un médicament d’ordonnance au moins une fois dans leur vie pour se droguer. Cette tendance est à la hausse depuis quelques années chez les jeunes. C’est une mode observé plus chez les adolescents ou jeunes adultes.

À la recherche de sensations forte et aillant peu d’argent, les jeunes se retournent vers se qu’ils ont accès facilement pour satisfaire leur désire. Ils consomment des mélanges de médications trouvées dans la pharmacie familiale avec de l’alcool et pense qu’il n’y a aucune conséquence grave relié à cette consommation. Ils croient qu’un médicament qui a été approuvé sur le marché est plus sécuritaire qu’une drogue illicite. Cependant, les médicaments sur ordonnance, lorsqu’ils sont consommés de façon inappropriée, ne sont pas moins nocifs que les drogues illicites. Les deux sont dangereux et la consommation de médicaments à des fins non médicales comporte des risques graves tels que l’intoxication, la dépendance, la surdose et le décès…

Certains médicaments sont davantage sujets à des abus. Il est de notre ressort de portez une attention à nos médicaments en particulier les antidouleurs, les antidépresseurs, les stimulants et les sirops contre la toux contenant du dextrométhorphane. Ceux-ci sont les cibles recherchées.

Gouvernement du Canada

Santé Canada

Conduite automobile

Au Québec, conduire un véhicule routier est un privilège et non un droit de la personne. L’accès au permis de conduite est du ressort de la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ). La SAAQ établie des règles pour l’obtention et le maintien de ce privilège. Les règles ont été établies après des consultations auprès des organismes professionnels qui eux, ont désignés des professionnels compétents afin de fournir des informations pouvant influencer l’évaluation au niveau des normes médicales pour les conducteurs.

Notion de base

Les classes de permis de conduite :
Les classes de permis sont numérotées de 1 à 6, et de 8. Chaque classe correspond à une catégorie précise de véhicules. Les classes 5 et 6 sont des classes permettant la conduite de véhicules récréatifs ou aussi appelés, véhicules de promenade. Les classe 1 à 4, et 8 sont des classes professionnelles tel que les camions lourd ou voiture de patrouille.

Voir les classes de permis de conduire.

Voir le guide de l’évaluation de l’aptitude à conduire au Québec de la Société de l’Assurance Automobile du Québec (SAAQ)

Admissibilité du permis de conduite :
Avant d'être titulaire d'un permis pour l'automobile, il faut obtenir un permis d'apprenti conducteur, suivre avec succès un cours de conduite offert par une école reconnue par l'Association québécoise des transports (AQTr), puis réussir les examens théoriques et l'examen pratique de la SAAQ. Pour obtenir un permis de la classe 5, il faut être âgé d'au moins 16 ans et avoir le consentement écrit de votre père, de votre mère ou de votre tuteur, si vous avez moins de 18 ans. D’autres condition s’applique, référez-vous au site internet de la SAAQ pour avoir de plus ample renseignement.

Les conditions assortissant le permis :
La Société peut assortir un permis de conduire de certaines conditions. Ces conditions ont pour but de rendre la conduite plus sécuritaire qui se transcrit ainsi :

  • faciliter la conduite d’un véhicule routier;
  • limiter la période ou la durée de conduite;
  • améliorer l’état fonctionnel du titulaire;
  • prévoir des contrôles médicaux périodiques;
  • limiter les catégories de véhicules que peut conduire le titulaire du permis.

Conditions correspondantes aux obligations du titulaire

A

Le titulaire doit porter des lunettes ou des lentilles cornéennes pour conduire

B

Le titulaire doit conduire entre le lever et le coucher du soleil

C

Le titulaire doit porter un appareil auditif pour conduire (classe 2, 4A, 4B ou 4C)

D*

Le titulaire doit subir un examen médical tous les 5 ans

E*

Le titulaire doit subir un examen médical tous les 6 mois

F*

Le titulaire doit subir un examen médical tous les ans

G*

Le titulaire doit subir un examen médical tous les 2 ans

H

Le titulaire doit conduire un véhicule dont la masse nette est inférieure à 2 500 kg

I***

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’un antidémarreur éthylométrique (détecteur d’alcool) à la suite d’un diagnostic médical

J

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’une transmission automatique

K

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’une servodirection

L

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’un servofrein

M

Le titulaire doit porter conduire un véhicule qui conduire un véhicule qui transporte des matières dangereuses

N

Le titulaire doit porter un harnais de sécurité pour conduire

O

Le titulaire ne peut conduire un véhicule qui transporte des matières dangereuses

P

Le titulaire doit conduire un véhicule muni de commandes manuelles

Q

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’un contrôle manuel permettant de modifier l’intensité des phares

R

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’un accélérateur placé à gauche

S***

Le titulaire est soumis à d’autres conditions médicales

V

Le titulaire doit conduire un véhicule muni de commandes adaptées à son handicap

W

Le titulaire ne peut pas conduire un véhicule lourd (classe 1, 2, 3 ou 4B) aux États-Unis, puisqu’il ne satisfait pas aux normes de cette Administration en matière de santé des conducteurs

X**

Le titulaire doit conduire un véhicule muni d’un antidémarreur éthylométrique (détecteur d’alcool) à la suite d’une condamnation criminelle pour alcool au volant

Y**

Le titulaire est assujetti à la règle du zéro alcool

* Les conditions D, E, F et G ne sont pas inscrites sur le permis, mais paraissent au dossier du titulaire. La description ou les précisions liées à ces conditions peuvent être consultées par les employés de la Société autorisés à le faire.

** Les conditions I, X et Y ne peuvent pas être associées au permis d’apprenti conducteur.

*** La condition S est définie comme suit au verso du permis : Autre condition. La description de la condition est précisée au dossier du titulaire

Dépistage des problèmes de santé du conducteur

  • La première demande du permis de conduire :
    • Lors de l’inscription pour le cours de conduite, le postulant pour un permis doit remplir un questionnaire sur la santé.
    • Advenant qu’il soit porteur d’une condition possiblement incompatible avec la conduite, il peut être sujet à une évaluation médicale avant de poursuivre son apprentissage

     
  • Le renouvellement du permis de conduire :
    • L’article 95 du CSR précise que le titulaire de permis a l’obligation d’aviser la Société de tout changement qui affecte les documents ou les renseignements qui doivent être fournis au moment de l’obtention du permis ou de son renouvellement, dans les 30 jours qui suivent le changement

     
  • Les contrôles statutaires en fonction de l’âge et de la classe de permis :
    • Tous les conducteurs de véhicules de promenade (les classes 5 et 6) doivent se soumettre à une évaluation médicale et à un examen visuel par un ophtalmologiste ou un optométriste à l’âge de 75 ans. Ensuite, à partir de l’âge de 80 ans, ils doivent répéter ces examens tous les deux ans.
    • Pour les titulaires de permis des classes professionnelles (les classes 1 à 4), la fréquence des contrôles est différente. Ceux qui désirent conduire leur véhicule des classes professionnelles aux États-Unis doivent se soumettre à une évaluation médicale tous les cinq ans jusqu’à l’âge de 45 ans, tous les trois ans de 45 à 65 ans et tous les ans par la suite
    • Les titulaires de permis des classes professionnelles qui ne désirent pas conduire aux États-Unis doivent se soumettre à un contrôle médical à l’âge de 45 ans. Ensuite, ils doivent subir des contrôles médicaux à l’âge de 55, 60 et 65 ans et tous les deux ans dès qu’ils atteignent l’âge de 65 ans.

     
  • Les contrôles requis en fonction de l’évaluation des maladies déjà déclarées à la société
    • Lorsqu’un conducteur est reconnu comme porteur d’une condition médicale pouvant influencer son aptitude à conduire, il peut être obligé de se soumettre à des contrôles médicaux à des périodes qui sont établies par la Société, selon la nature de la condition et son évolution (comme décrite dans les règlements fixés par la SAAQ)

     
  • La dénonciation
    • La dénonciation repose sur le sens civique des intervenants.

     
  • La déclaration d’inaptitude (signalement fait selon l’article 603 du code sécurité routière)
    • Une déclaration d’inaptitude soumise par un professionnel de la santé désigné par le CSR qui contient tous les éléments nécessaires pour une prise de décision sur l’aptitude à conduire du titulaire de permis visé peut amener une suspension du permis dans un délai très court

      Article 603 : « Tout professionnel de la santé (médecin, optométriste, psychologue, ergothérapeute, infirmer ou infirmière) peut, selon son champ d’exercice, faire rapport à la Société du nom, de l’adresse, de l’état de santé d’une personne de 14 ans ou plus qu’il juge inapte à conduire un véhicule routier, en tenant compte notamment des maladies, déficiences et situations incompatibles avec la conduite d’un véhicule routier telles qu’établies par règlement. Pour l’application du présent article, tout professionnel de la santé est autorisé à divulguer à la Société les renseignements qui lui ont été révélés en raison de sa profession. »

      Article 605 : « Aucun recours en dommages-intérêts ne peut être intenté contre un professionnel de la santé pour s’être prévalu des dispositions de l’article 603. »
       
  • Demande d’un policier pour la vérification de l’état de santé d’un conducteur
    • Lorsqu’un policier constate qu’un conducteur a démontré un comportement à risque, il peut soumettre à la Société une demande de vérification de l’aptitude à conduire. Une telle demande peut mener à une évaluation de l’état de santé dans un délai restreint.

Le contenu de l’évaluation de l’état de santé d’un conducteur :

La décision de la Société doit se fonder sur des données précises et récentes. En effet, elle n’accepte que des données qui datent d’un an ou moins. Dans son rapport, le professionnel de la santé sollicité doit donner une information adéquate sur les points suivants qui touchent son champ d’exercices :

  • la nature des symptômes et des signes objectifs ainsi que les conditions pathologiques sous-jacentes (le diagnostique principal et secondaire);
  • l’importance des limitations fonctionnelles;
  • la fréquence des épisodes d’incapacité, les manifestations et, le cas échéant, la date de l’épisode le plus récent;
  • la possibilité qu’un épisode d’incapacité physique ou cognitive survienne avec ou sans traitement (récidive);
  • l’attitude du patient à l’égard de sa maladie et de son traitement. Le manque de fidélité au traitement prescrit par un médecin pour une maladie reconnue comme pouvant avoir une incidence sur la sécurité routière peut, dans plusieurs situations, rendre la conduite non sécuritaire.

Il faut aussi souligner que le résultat du test sur route peut primer l’opinion du professionnel de la santé qui fonde son avis sur une évaluation qui ne comprend pas un test sur route.

Les aspects légaux de l’évaluation de la santé des conducteurs :

  • Les obligations du conducteur
    Le CSR prévoit qu’une personne titulaire d’un permis de conduire a l’obligation d’informer la Société de tout changement à son statut qui peut affecter sa capacité à conduire.
  • Les responsabilités du professionnel de la santé
    L’ultime responsabilité du professionnel de la santé à l’égard de la détermination de l’aptitude à conduire de son patient est de fournir à la Société les renseignements dans son champ d’expertise les plus pertinents et les plus complets possible.

Règlement relatif à la santé des conducteurs :

Épilepsie/convulsion/perte de conscience :

Article 32

L’épilepsie, s’il s’est écoulé un délai de moins de cinq ans depuis la dernière crise, est essentiellement incompatible avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 1 à 4, sauf si la personne atteinte est dans l’une des situations suivantes :

  • elle a eu des crises partielles simples, somatosensorielles ou motrices impliquant un seul site anatomique n’ayant pas d’impact sur la conduite, les crises sont toujours du même type et sans perturbation de l’état de conscience et il s’est écoulé un délai d’au moins trois ans sans autre type de crise;
  • elle a eu une ou des crises consécutives à un arrêt ou à une modification du traitement de l’épilepsie ordonné par un médecin alors que l’épilepsie était bien contrôlée et qu’elle n’avait eu aucune crise au cours des cinq années précédentes s’il s’est écoulé un délai d’au moins six mois depuis la dernière crise consécutive à cet arrêt ou modification du traitement et qu’il y a eu reprise du traitement;
  • elle a eu une ou des crises groupées sur une courte période en raison de circonstances exceptionnelles ou d’une maladie intercurrente dont la cause est clairement identifiée et qui ne sont pas susceptibles de se répéter chez une personne habituellement bien contrôlée et fidèle à ses traitements à condition de ne pas avoir eu de crise au cours de cinq années précédentes et il s’est écoulé au moins six mois depuis la dernière crise;
  • elle a eu des crises se produisant durant le sommeil ou peu de temps après le réveil et il s’est écoulé au moins cinq ans sans autre type de crise.

Article 33

L’épilepsie, s’il s’est écoulé une période de moins de six mois depuis la dernière crise, est essentiellement incompatible avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 5, 6 et 8, sauf si la personne atteinte est dans l’une des situations suivantes :

  • elle a eu des crises focales, à l’exclusion des crises partielles complexes et partielles simples avec manifestations adversives, limitées à un seul site anatomique, sans perturbation de l’état de conscience et il s’est écoulé au moins douze mois sans autre type de crise;
  • elle a eu une ou des crises consécutives à un arrêt ou à unemodification du traitement de l’épilepsie ordonné par un médecin alors que l’épilepsie était bien contrôlée, il s’est écoulé au moins trois mois depuis la dernière crise et il y a eu reprise du traitement;
  • elle a eu une ou des crises groupées sur une courte période en raison de circonstances exceptionnelles ou d’une maladie intercurrente dont la cause est clairement identifiée et qui ne sont pas susceptibles de se répéter chez une personne habituellement bien contrôlée et fidèle à ses traitements et il s’est écoulé au moins trois mois depuis la dernière crise;
  • elle a eu des crises se produisant durant le sommeil ou peu de temps après le réveil et il s’est écoulé au moins douze mois sans autre type de crise.

Article 34

Les crises convulsives ou les pertes de conscience d’origine toxique ou alcoolique sont essentiellement incompatibles avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 1 à 4 s’il s’est écoulé une période de moins de douze mois depuis la dernière crise ou perte de conscience pendant laquelle la personne s’est abstenue de la substance qui est responsable des crises ou des pertes de conscience

Article 35

Les crises convulsives ou les pertes de conscience d’origine toxique ou alcoolique sont essentiellement incompatibles avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 5, 6 et 8 s’il s’est écoulé une période de moins de six mois depuis la dernière crise ou perte de conscience pendant laquelle la personne s’est abstenue de la substance qui est responsable des crises ou des pertes de conscience.

Article 36

Une seule crise convulsive sans cause évidente après une investigation neurologique et cardiaque, incluant un électroencéphalogramme qui ne montre pas d’activité épileptique, est essentiellement incompatible avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 1 à 4 s’il s’est écoulé une période de moins de douze mois sans crise ou perte de conscience.

Article 37

Une seule crise convulsive sans cause évidente après une investigation neurologique et cardiaque, incluant un électroencéphalogramme qui ne montre pas d’activité épileptique, est essentiellement incompatible avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 5, 6 et 8 s’il s’est écoulé une période de moins de trois mois sans crise ou perte de conscience.

Article 38

Une ou plusieurs pertes de conscience non convulsives ou une ou plusieurs syncopes dont l’investigation médicale ne révèle pas la cause ou contre lesquelles il n’y a pas de traitement efficace, sont essentiellement incompatibles avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 1 à 4 s’il s’est écoulé une période de moins de douze mois sans perte de conscience ou syncope.

Article 39

Des pertes de conscience non convulsives ou des syncopes dont l’investigation médicale ne révèle pas la cause ou contre lesquelles il n’y a pas de traitement efficace, sont essentiellement incompatibles avec la conduite d’un véhicule routier de l’une des classes 5, 6 et 8 s’il s’est écoulé une période de moins de trois mois sans perte de conscience ou syncope.

Règlement relatif à la santé des conducteurs

En somme… pour un permis de classe 5,6 et 8 (Épilepsie / convulsion / perte de conscience) :

Des crises épileptique focales non dyscognitive

  • sans manifestations adversives,
  • se limitant à un seul site anatomique
  • pas d’autre type de crise depuis au moins 12 mois

Ok pour la conduite auto après 6 mois de la première crise

Ok pour la conduite auto si ce type de crises persiste, sans autre type de crise depuis 12 mois

Un arrêt ou à une modification du traitement ordonné par un médecin/ épilepsie bien contrôlée

3 mois sans conduite auto depuis la dernière crise et il y a eu reprise du traitement

Crise épileptique dans un cadre d’une circonstance exceptionnelle

La restriction dans ce cas est de 3 mois sans conduite auto depuis la dernière crise

Crise épileptique nocturne pas d’autre type de crise depuis au moins 12 mois

Ok pour la conduite auto après 6 mois de la première crise

Ok pour la conduite auto si ce type de crises persiste, sans autre type de crise depuis 12 mois

Crises convulsives ou les pertes de conscience d’origine toxique ou alcoolique

6 mois de restriction de conduite automobile depuis la dernière crise ou perte de conscience et la personne doit s’abstenir de consommer la substance qui est responsable des crises ou des pertes de conscience

Une seule crise convulsive sans cause évidente

  • après une investigation neurologique et cardiaque,
  • un électroencéphalogramme qui ne montre pas d’activité épileptique

La restriction de conduite automobile est d’une période de moins de trois mois sans crise ou perte de conscience

Une ou plusieurs pertes de conscience ou syncopes non convulsives dont l’investigation médicale ne révèle pas la cause ou contre lesquelles il n’y a pas de traitement efficace

Restriction est d’une période de moins de trois mois sans perte de conscience ou syncope

La conduite automobile et Médication d’ordonnance

Il est de la responsabilité du patient de ne pas conduire lorsqu’il sent des effets secondaires à sa médication d’ordonnance qui affectent sa condition et sur son aptitude de conduire sa voiture

La Conduite automobile et l’Alcool

Une personne commet une infraction quiconque conduit un véhicule à moteur […] ou a la garde ou le contrôle d’un véhicule à moteur […], que ceux-ci soient en mouvement ou non, dans les cas suivants :

  • Lorsque sa capacité de conduire ce véhicule […] est affaiblie par l’effet de l’alcool ou d’une drogue;
  • Lorsqu’il a consommé une quantité d’alcool telle que son alcoolémie dépasse 80 mg d’alcool par 100 ml de sang (0.08). Limite de 0,05 pour les conducteurs d'un véhicule lourd

Zéro alcool pour…

  • Les conducteurs de moins de 22 ans
  • les apprentis conducteurs
  • les titulaires d'un permis probatoire

Conséquences :

  • Suspension immédiate du permis pour 90 jours
  • 4 points d’inaptitude
  • Amende

Petit rappel : La surconsommation d’alcool peut être un facteur causal d’une récidive de convulsion

La conduite automobile et Marijuana

La SAAQ ne fait pas la différence entre la consommation de la marijuana récréative et médicale.

La durée et le début d’action lors d’une consommation de Marijuana (selon les données de Santé Canada)

 

Consommation par voie Inhalation / Vaporisation

Consommation par voie Orale / Huile

début d’action

quelques minutes

de 30 à 60 minutes

durée d’action

de deux à quatre heures

de huit à douze heures

La durée des effets sur l’aptitude à conduire (conduite non sécuritaire)

Cannabis

Durée des effets sur la conduite

Consommation par Inhalation

4-6 heures après avoir consommé

Consommation par Vaporisation

4-6 heures après avoir consommé

Consommation Orale

6-8 heures après avoir consommé

On doit souligner que conduire sous l’influence d’une substance, prescrite ou non, est illégal selon le Code criminel du Canada

Santé de la femme et l’épilepsie

Épilepsie et fluctuations hormonales

Chez certaines femmes épileptiques, les fluctuations hormonales peuvent avoir un impact sur la survenue de crises épileptiques. Chez ces patientes, la puberté, les fluctuations en lien avec les cycles hormonaux, la prise d’un contraceptif oral hormonal, la grossesse et la période périménopause sont toutes des situations cliniques qui pourraient influencer le contrôle de l’épilepsie.

On parle d’épilepsie cataméniale lorsque les crises surviennent dans la période périmenstruelle, en général au moment le taux de progestérone est bas et le taux d’œstrogène est élevé, classiquement du jour -3 à jour +3, le jour 0 étant le premier jour des menstruations.

Contraception

Certains médicaments diminuent l’efficacité de la pilule, et nécessite donc une deuxième méthode de contraception pour en assurer l’efficacité. Ceci inclue : Carbamazépine CR ou régulier (Tégrétol), Phénytoine (Dilantin), Phénobarbital, Primidone (Mysoline), et Topiramate (Topamax) à plus de 200mg/jour.

Le taux sérique de Lamotrigine (Lamictal) est diminué par la prise de contraceptif oral, donc le contraceptif oral peut rendre le Lamotrigine moins efficace. Cela nécessite parfois qu’on augmente la dose de Lamotrigine.

Les méthodes barrières (condom), le stérilet (Mirena ou stérilet de cuivre) et les méthodes chirurgicales (ligature tubaire) ne sont pas différentes pour les femmes épileptiques par rapport à la population générale.Certaines spécificités sont à considérer chez les femmes épileptiques concernant les contraceptifs oraux combinés (la pilule contraceptive).

Grossesse

Les femmes épileptiques peuvent avoir des grossesses, et la grande majorité de celles-ci se déroulent sans complications. Il est important d’aborder le sujet de la grossesse avec votre neurologue traitant, idéalement avant la grossesse, sinon dès que vous avez la confirmation de votre grossesse. Vous ne devez pas apporter de modifications à vos médicaments sans l’avis de votre neurologue.

Le plus important est avant tout d’éviter la survenue de crise majeure (crises tonico-cloniques généralisées ou grand mal) pendant la grossesse, car ceci peut s’accompagner d’une diminution d’apport de sang et d’oxygène au fœtus. Pour ce faire, il faut continuer à prendre ses médicaments de façon adéquate. On sait aussi que l’absence de crise dans les 9 mois précédent la grossesse est un facteur qui prédit l’absence de crise pendant celle-ci. Les autres conseils donnés aux épileptiques s’appliquent aussi à la femme enceinte épileptique, soit d’éviter la consommation d’alcool, et s’assurer d’obtenir suffisamment de sommeil par exemple.

Votre neurologue peut décider dans certains cas d’augmenter les doses d’anti-épileptiques car certains médicaments sont éliminés par le corps plus rapidement pendant la grossesse.

Les médicaments anti-épileptiques peuvent augmenter le risque de malformations du fœtus. Il est à retenir que :

  • Les bébés de femmes non-épileptiques présentent des malformations à la naissance dans 0,5-1% du temps.
  • La plupart des malformations majeures surviennent dès le 1er trimestre, au moment où les organes sont formés
  • Le risque de malformation est différent d’un anti-épileptique à l’autre (variant de 2% jusqu’à 10% en monothérapie).
  • Le risque de malformation est généralement dépendant de la dose, et du nombre d’anti-épileptiques.
  • Le risque de malformation est inconnu pour certains médicaments plus récents, car les femmes enceintes sont exclues des études scientifiques.
  • La prise de vitamine préconception diminue le risque de certaines malformations, et doivent être débutées environ 3mois avant la conception idéalement. Pour certains anti-épileptiques, votre neurologue pourrait vous recommander une dose plus élevée d’acide folique que celle contenue dans les vitamines usuelles de grossesse.
  • Les complications en lien avec des crises généralisées sont plus graves que les complications dues aux anti-épileptiques

Pour toutes ces raisons, une grossesse planifiée est toujours préférable, pour permettre l’ajustement des médicaments avec votre neurologue, dans l’objectif de réduire au maximum le risque de malformation fœtale.

Période post-natale

La période post-partum peut être éprouvante pour toutes les femmes, et les femmes épileptiques ne font pas exception.

La dépression et l’anxiété post partum
La dépression et l’anxiété post partum sont des complications qui peuvent survenir chez n’importe qui en période post-partum. Il est nécessaire et primordial pour votre santé et celle de votre bébé d’en discuter avec un professionnel de la santé si vous croyez avoir ce type de symptômes.

Le sommeil
Le sommeil est un enjeu majeur en période post-natale, et chez la femme épileptique le manque de sommeil peut avoir des répercussions néfastes sur le contrôle de l’épilepsie. Il est important de trouver les solutions qui vous conviennent pour obtenir le repos nécessaire, que ce soit en acceptant de l’aide de vos proches/conjoint, en se permettant des siestes le jour, etc.

L’allaitement maternel
Il n’y a pas de contre-indication à l’allaitement maternel, les bienfaits sont multiples sur la sante du bébé et celle de la mère (diminution du risque de dépression post-partum). On sait qu’une partie des médicaments est transmise dans le lait maternel, mais en plus faible quantité que ce que le bébé recevait dans le ventre de la mère. Il s’agit d’une décision personnelle à chacune. Le fait de pouvoir partager les boires de nuit avec quelqu’un d’autre pour préserver le sommeil de la mère peut être un élément en prendre en considération

La sécurité du poupon
Sécurité du poupon : Pour les patientes avec une épilepsie non contrôlée, voici quelques conseils pour éviter les accidents en cas de crise :

  • Les changements de couches devraient être faits au sol plutôt que sur une table à langer
  • Il est préférable de déplacer le bébé en poussette plutôt que dans un porte-bébé
  • Le bain devrait être donnes avec l’aide de quelqu’un d’autre.

Co-morbidités psychiatriques

Les personnes atteintes d'un trouble neurologique ont une prévalence de trouble psychiatrique plus élevé que la population générale. L’épilepsie peut donc être accompagnée de troubles de la cognition, de troubles du comportement, trouble d’apprentissage ou autres conditions associées de troubles psychiatriques ou psychologiques.

De plus en plus, les centres de clinique d’épilepsie font du dépistage auprès de leur patient afin de faire la prise en charge dès le début des symptômes de la dépression et anxiété invalidante. C’est de belles initiatives qui peuvent prévenir des complications psychiatriques chez les patients épileptiques.

On constate également que de nombreux épileptiques sont associés à des co-morbidités physiques telles que le diabète et l’hypertension artérielle. Les cliniques d’épilepsie travaillent en lien avec les autres spécialisations et médecins de famille. Ensemble, nous identifieront ces troubles précocement, poserons un diagnostic et une prise en charge appropriée sera assurées. Il est important d’être informé et être à l’affut des symptômes mais, sans y attarder continuellement pour en faire une crainte.

Étude

Différents aspects de l’épilepsie peuvent affecter le rendement académique. Les principaux sont les crises, les médicaments anticonvulsivants, les effets émotionnels et psychologiques de l’épilepsie et le taux d’absentéisme. Ceux-ci ont un impact sur la mémorisation et la concentration, deux qualités primordiales à la réussite des études.

Les crises :
Bien entendu, les crises ont un impact majeur sur l’apprentissage et par le fait même sur le rendement scolaire. Elles affectent la capacité à retenir de l’information, la concentration et peuvent même avoir des effets physiques importants. Dans ces conditions, il est certain que l’apprentissage ne se fait pas dans une situation optimum.

Mémoire

Chez certaines personnes, les crises auront un impact sur la mémoire. Tout dépendant du type de crises et de leurs fréquences, la mémoire peut être plus ou moins affectée. Chaque région du cerveau ayant des fonctions particulières, les crises n’auront pas le même impact si elles sont situées dans le lobe temporal gauche que dans le lobe frontal.

  • Les crises situées dans le lobe temporal gauche peuvent affecter la mémoire verbal donc une plus grande difficulté à se souvenir des mots.
  • Le lobe temporal droit est important pour la mémoire visuel donc des crises situés dans ce lobe peut causer des problèmes avec la mémorisation de nouveaux endroits.
  • Le lobe frontale s’occupe de la mémoire prospective, c’est-à-dire des choses à faire dans le futur. Une crise affectant ce lobe peut rendre difficile de se souvenir des tâches à effectuer dans le futur.

Enfin, à la suite d’une crise, il est souvent difficile de se souvenir des évènements précédents la crise et il est possible que la récupération prenne un moment. Donc, lorsque l’épilepsie affecte la mémoire, l’apprentissage devient un réel défi. Toutefois, certaines techniques peuvent aider à pallier à ces troubles de mémoires comme par exemple :

  • Avoir quelqu’un pour prendre ses notes en classe
  • Utiliser un ordinateur portable ou tablette
  • Se faire des aide-mémoires
  • Utiliser un calendrier
  • Faire des listes de choses à faire
  • Utiliser des alarmes et téléphones mobiles
  • Utiliser des images

Concentration

La concentration peut être atteinte à différents moments par les crises d’épilepsie soit pendant la crise ou à la suite de celle-ci. Bien entendu durant la crise il est impossible de se concentrer. Suite à une crise, il est possible de se sentir fatigué ce qui provoquera des problèmes de concentration.

Si vous avez des problèmes de concentration provoqués par votre épilepsie, il serait préférable de demander à un collègue de prendre les notes pour vous durant les cours. De plus, essayez de trouver quel est le moment ou votre concentration et utiliser ces moments pour faire les tâches qui vous demandent beaucoup de concentration.

Effets physiques

Certaines crises peuvent avoir un impact physique soit parce qu’elles peuvent causer des blessures (atonique) ou parce qu’elles sont physiquement demandes (tonico-cloniques). Des mots de têtes y sont également souvent associés. Dans ces conditions, les crises affecteront l’apprentissage à cause du temps de récupération qu’elles provoquent et donc les jeunes devront soit manquer des journées de classes ou retarder leur travail à plus tard.

Fatigue

Suite à une crise, il est normal de ressentir de la fatigue. Il est donc difficile de reprendre les activités immédiatement après. Il est préférable de se reposer et de se donner le temps de récupérer. Cet aspect peut affecter l’apprentissage et les études puisqu’il faudra arrêter l’activité que vous êtes en train de faire pour la reprendre plus tard. Enfin, parfois les crises se produisent la nuit et donc elles peuvent vous priver de sommeil récupérateur. Il sera alors plus difficile de faire vos activités de tous les jours suite à une telle nuit.

Les médicaments

Les médicaments anticonvulsivants provoquent divers effets indésirables pouvant intervenir dans la réussite scolaire. Par exemple, les effets secondaires souvent répertoriés sont la fatigue, la somnolence ou un ralentissement. Les troubles de concentration et de mémoire sont également reconnus comme effets secondaires en lien avec la prise d’antiépileptique. Ces effets sont associés à l’apprentissage puisqu’ils provoquent des périodes d’inattention, ce qui représente un défi pour l’apprentissage. L’apprentissage peut alors demander plus de temps pour une personne atteinte d’épilepsie causée par la fatigue et les problèmes de concentration associés aux médicaments.

Les effets émotionnels et psychologiques

L’épilepsie peut causer de l’anxiété à cause de l’imprévisibilité des crises. Même si on essaie d’éviter les déclencheurs de crises, on ne peut les prévenir à 100%. Une crise peut survenir sans avoir donné d’avertissement ou sans qu’un élément déclencheur soit présent. De part ce côté imprévu, les personnes atteintes d’épilepsie peuvent ressentir du stress ou de l’anxiété. Ces sentiments ont, quant à eux, des répercussions sur la concentration et la mémoire qui sont essentiels à l’apprentissage. Donc, les effets émotionnels de l’épilepsie ont également un impact sur les études.

L’absentéisme

Comme toute maladie chronique, l’épilepsie demande un nombre plus élevé de rendez-vous médicaux. Le taux d’absentéisme pour les jeunes atteints d’épilepsie sera donc plus élevé. De par ce phénomène, il est possible qu’un retard académique s’accumule. Celui-ci peut être rattrapé et n’influencera pas nécessairement la réussite scolaire. Toutefois, il est préférable de gérer la situation avant que les problèmes académiques commencent. Pour ce faire, il faut évaluer le besoin. Parfois, simplement qu’un collègue apporte les devoirs fera l’affaire. Dans d’autres cas, il peut être préférable d’aviser le professeur afin de prévoir des ajustements si nécessaire. Discuter avec votre professeur de la situation aide grandement.

Accommodements en milieu scolaire

Toutes les universités offrent des services pour les étudiants en situation d’handicap. L’épilepsie est rarement mentionnée d’emblée dans ces différents programmes. Toutefois, en les lisant attentivement, on s’aperçoit qu’elle y est inclut. Pour avoir plus de détails sur les services, accommodements ou bourses d’études qui sont offerts à votre université, consultez leurs pages web respectives et prenez rendez-vous avec un conseiller. Ce dernier pourra mieux vous guider et prévoir avec vous qu’elles sont les accommodations nécessaires afin que vos études universitaires se déroulent le plus aisément que possible.

Guide sur l’accommodement en milieu scolaire supérieur

Université de Montréal : Soutien aux étudiants en situation d’handicap (SESH)

Pour assurer votre admissibilité et en connaître davantage les services offerts par le SESH, prenez rendez-vous avec un conseiller au : 514 343-7928.

Pour plus d’informations

UQÀM : Service d’accueil et de soutien aux étudiants en situation d’handicap.

Pour assurer votre admissibilité et en connaître davantage les services offerts par le service d’accueil et de soutien aux étudiants en situation d’handicap, prenez rendez-vous avec un conseiller au 514-987-3148 ou présentez-vous à l’accueil au J-M870

Pour plus d’informations

Université McGill : Service d’intégration des étudiants en situation d’handicap (Office for students with disabilities)

Pour connaître votre admissibilité et en connaître davantage sur les services offerts, prenez rendez-vous avec un conseiller au (514) 398 6009 ou par courriel

Pour plus d’informations

Université Concordia : Access center for students with disabilities

Pour connaître votre admissibilité et en connaître davantage sur les services offerts, prenez rendez-vous avec un conseiller au 514-848-2424 ext.5525 ou par courriel

Pour plus d’informations

Université de Sherbrooke : Programme d’intégration des étudiantes et étudiants et situation de handicap

Pour connaître votre admissibilité et en connaître davantage sur les services offerts, prenez rendez-vous avec un conseiller au 819 821-7997 ou sans frais : 1 800 267-8337, poste 67997 ou par courriel

Pour plus d’informations

Université Laval : Centre d’aide à l’accessibilité des étudiants en situation de handicap

Pour connaître votre admissibilité et en connaître davantage sur les services offerts, prenez rendez-vous avec un conseiller au 418 656-2880 ou par courriel.

Pour plus d’informations

Emplois et épilepsie

Trouver un emploi constitue un défi pour les personnes atteintes d’épilepsie. D’ailleurs, diverses statistiques nous témoignent de cette difficulté : le taux de chômage est 2 à 4 fois plus élevé pour cette population que dans la population sans épilepsie et le 1/3 des personnes ayant un emploi ont des postes inférieurs à leur compétence. Simplement à partir de ces 2 statistiques, on comprend que la recherche d’emplois pour une personne atteinte d’épilepsie est un enjeu important. Le défi n’étant pas seulement d’obtenir un emploi, mais également d’en avoir un qui est à la hauteur de leur compétence.

Choisir son emploi

Une première étape pour éviter les difficultés est de bien choisir son emploi. Tout d’abord, il faut savoir que peu d’emplois sont inaccessibles aux personnes atteintes d’épilepsie. Toutefois, pour bien choisir, il faut connaître ses compétences, ses intérêts et ses limites. À partir de celles-ci, il sera plus facile de trouver un emploi approprié. Si vous éprouvez de la difficulté avec votre choix de carrière, une consultation avec un consultant en orientation de carrière peut vous aider.

Décrocher un emploi

L’obtention d’un emploi pour une personne atteinte d’épilepsie s’avère parfois plus difficile. Des études témoignent que de 25-75% des personnes disent avoir eu de la difficulté à trouver du travail à cause de l’épilepsie. Cette statistique est appuyée par le taux de chômage plus élevé dans cette population. Le principal problème, selon ces études, est la stigmatisation.

Les facteurs influents

  • Contrôle des crises : Il est plus facile pour les personnes ayant une épilepsie contrôlée de trouver un emploi.
  • La prise de médicaments : La polythérapie aurait un impact négatif sur la recherche d’emploi. Cette situation est peut-être ne lien avec le contrôle des crises puisque la polythérapie est également souvent associée à un moins grand contrôle de l’épilepsie
  • L’âge à l’apparition des crises (après 6 ans + facile) : Lorsque l’épilepsie se développe après l’âge de 6 ans, il serait plus facile de trouver un emploi. Ce facteur vient peut-être du fait que lorsque l’épilepsie se déclare plus jeune durant le développement du cerveau, elle a plus de chance d’être associée à d’autres troubles du neuro-développement.

Les enjeux

Différents enjeux peuvent être attribués à l’obtention plus difficile d’un emploi pour les personnes atteintes d’épilepsie. Les principaux enjeux associés à l’emploi sont :

Ignorance et discrimination
La population en général connaît très peu l’épilepsie et donc les employeurs sont craintifs de faire appel à cette population. D’ailleurs, beaucoup d’employeurs, de par leur manque de connaissance, croient qu’un employé épileptique sera moins productif et prendra davantage de journée de congé. Toutefois, de récentes études témoignent du contraire. L’employé atteint d’épilepsie croit qu’il doit prouver ces compétences et donc travaille plus fort et ont un plus faible taux d’absentéisme.

Ce manque de connaissance sur l’épilepsie peut également provoquer de la discrimination envers cette population. Comme les employeurs ne connaissent pas ou très peu cette affectation neurologique, ils vont préférer engager une autre personne n’ayant pas d’épilepsie. En agissant ainsi, ils font de la discrimination. Celle-ci est également présente pour l’obtention d’une promotion. Il est plus rare pour les personnes atteintes d’épilepsie d’obtenir des promotions. Elles sont pourtant tout autant qualifiées. Si vous croyez être victime de discrimination, il est possible d’intenter des poursuites en justice. Un employeur ne peut vous disqualifier à cause d’un problème de santé à moins que ce dernier vous empêche de faire le travail de manière adéquate.

Pour savoir comment défendre vos Droits

Adaptation et sécurité
Il n’est pas toujours nécessaire d’adapter l’environnement de travail pour un employé atteint d’épilepsie. Et même lorsqu’on doit le faire, ces mesures sont souvent minimes et demandent peu d’investissements de la part des employeurs. Toutefois, elles permettent d’assurer la sécurité de l’employé et de lui procurer un environnement de travail optimum.

Les accommodations peuvent prendre différentes formes. Les plus courantes sont :

  • Éviter le travail en hauteur, dans une échelle
  • Maintenir un horaire constant de jour ou de soir
  • Éviter les éclairages avec des lumières clignotantes
  • Permettre un horaire flexible permettant de rattraper le temps perdu s’il y a présence de crises
  • Avoir un tapis sous le bureau peut parfois éviter les blessures
  • Favoriser un environnement positif, avec un dialogue sur l’épilepsie

Faible estime de soi
La faible estime de soi des personnes atteintes d’épilepsie peut avoir un impact sur la recherche d’emplois. Lors des entrevues, il faut être en mesure d’énoncer ses qualités et démontrer que vous êtes la meilleure personne pour ce poste. Lorsqu’une personne a peu de confiance, il est plus difficile d’avoir cette attitude.

Divulgation de l’épilepsie
Divulguer son épilepsie demeure une démarche personnelle qui varie d’une situation à l’autre. Aucun n’employeur n’a le droit de vous demander des informations au sujet de votre santé. Il peut poser des questions sur vos capacités physiques à effectuer certaines tâches, mais ne peut pas vous questionner précisément sur votre santé. C’est pourquoi il vous revient d’évaluer la pertinence de divulguer votre épilepsie et de choisir le moment pour le faire.

Différentes caractéristiques de votre épilepsie peut influencer cette réflexion.

  • la date de la dernière crise;
  • la fréquence des crises;
  • le type de crise;
  • les déclencheurs potentiels;
  • l’aide nécessaire pendant et après une crise;
  • les effets secondaires des médicaments ou d’autres problèmes de santé ou handicaps qui pourraient affaiblir vos capacités à travailler;
  • les problèmes de sécurité potentiels pour vous et les autres;
  • les mesures d’adaptation nécessaires pour exécuter votre travail.

Par exemple, si vous avez des crises quotidiennement, il serait préférable que votre employeur soit mis au courant dès le début. Il pourra apporter des ajustements à votre environnement de travail ou adapter vos horaires à votre condition. Toutefois, il est certain qu’en mentionnant dès le départ, il est possible que vous ne soyez pas retenu. C’est pourquoi, si vous choisissez cette stratégie, il faudra être prêt à répondre aux inquiétudes de votre futur employeur afin de le rassurer et démontrer que l’épilepsie n’aura pas d’impact sur votre travail.

Si votre épilepsie est bien contrôlée, il n’est pas toujours nécessaire de le divulguer. Comme celle-ci n’affecte pas votre vie quotidienne, il ne semble pas toujours pertinent de la mentionner. D’ailleurs, un nombre important de personnes atteintes d’épilepsie ne le divulgue pas au travail et poursuive leur carrière sans problème. Toutefois, il faut savoir qu’en choisissant cet option, si vous avez une crise au travail, il est possible qu’on ne réagisse pas de la bonne manière. De plus, votre employeur pourra se sentir trahit et le lien de confiance en sera affecté.

Estime de soi et l’Épilepsie

Avoir une bonne estime de soi est essentielle afin de poursuivre de nouveaux projets. Cette attitude contribue également à une bonne qualité de vie. Cependant, certaines situations peuvent affecter l’estime de soi. C’est le cas de plusieurs personnes atteintes d’épilepsie.

Divers facteurs expliquent cette baisse d’estime de soi chez les personnes atteintes d’épilepsie tels que :

  • La fréquence, la nature et l’évolution des crises
    La fréquence, la nature et l’évolution des crises peuvent avoir un impact sur l’estime de soi. Plus les crises sont fréquentes et de nature soudaine, plus le risque de problème de confiance en soi est grand. La fréquence et l’imprévisibilité des crises peuvent causer de l’anxiété pour la personne atteinte d’épilepsie. La peur de faire une crise devant l’autre peut provoquer l’isolement et par le fait même un baisse d’estime de soi.
     
  • Le niveau de contrôle perçu sur sa condition
    Le sentiment de perte de contrôle durant une crise d’épilepsie est souvent un facteur qui contribue à diminuer l’estime de soi. Dans un monde où l’autonomie est si importante, savoir qu’une crise peut survenir à tout moment peut être très handicapant. De plus, cette situation contrevient aux « normes » de contrôle de soi et d’autonomie fixées par la société. La personne atteinte d’épilepsie peut alors se sentir inférieur ce qui contribue à la diminution de l’estime de soi.
     
  • L’impact de l’épilepsie sur les activités quotidiennes et sur les projets futurs
    Lorsque les activités quotidiennes et les projets futurs sont affectés par l’épilepsie, celle-ci devient un handicap pour la personne atteinte. Dans cette perspective, il est fort possible que le niveau de confiance soit touché. La réalisation des activités quotidiennes et des projets futurs est très importante pour assurer une bonne qualité de vie. C’est pourquoi, lorsque l’épilepsie a un impact sur ces projets et activités, elle affecte en même temps l’estime de soi.
     
  • La réaction des pairs et des proches face à la maladie
    • Surprotection
      Il est parfois très difficile pour les proches d’apprendre que leur enfant, frère/sœur ou conjoint est atteint d’épilepsie. La surprotection vient souvent en réponse à cette difficulté d’apprivoiser cette condition. Toutefois, une personne atteinte d’épilepsie doit apprendre à gérer sa condition soi-même et pour le faire, on doit lui lasser son autonomie. De plus, il est très difficile pour la personne elle-même d’apprendre cette nouvelle. Si, au même moment, ses proches lui font sentir ses aptitudes de personnes autonomes sont affectées, l’acceptation sera encore plus difficile et les impacts sur l’estime de soi encore plus grand. Il est important de laisser l’autonomie aux personnes atteintes d’épilepsie.
    • L’incompréhension du public
      Le public en général est très peu informé sur l’épilepsie ce qui mène à des situations de discrimination ou de stigmatisation. Cette réaction négative vis-à-vis l’épilepsie provoque le repli sur soi chez les personnes atteintes d’épilepsie. En laissant de côté cette population ou en la stigmatisant, la personne épileptique pourrait avoir l’impression de ne pas être à la hauteur et de se sentir inférieur. Ces sentiments provoquent une plus faible estime de soi.

Certaines interventions peuvent aider les personnes dans cette situation tels que :

  • Encourager
    L’épilepsie amène son lot de défis. Uniquement la gestion de cette condition neurologique peut être complexe. Il est important d’encourager la personne épileptique dans ces nouveaux défis et de lui démontrer notre soutien. Même si les victoires sont très petites, les souligner peut aider à regagner une estime de soi.
     
  • Favoriser l’autonomie
    En favorisant son autonomie, on démontre à la personne atteinte d’épilepsie qu’elle est capable de s’occuper d’elle-même et de gérer sa condition médicale. Cette attitude lui donnera confiance et favorisera son estime de soi.
     
  • Garder un mode de vie normal (travail, sports, loisirs)
    Suite à l’annonce d’un diagnostic d’épilepsie, il est important de conserver le plus possible le même mode de vie qu’auparavant. Il est important de continuer à faire les mêmes activités et si possible retourner au travail. Revenir à une routine « normal » aide à garder une bonne estime de soi. Si on doit arrêter nos activités en plus d’avoir à apprendre à vivre avec cette nouvelle condition, il est plus probable que celle-ci occupe toute la place est diminue notre estime de soi. Donc, pour éviter que cela se produise, il faut tenter de reprendre notre vie le plus rapidement possible.